La MilKil (1000 km de la mer à la mer)

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Dimanche 19 juin (fête des pères), 7h50, nous prenons le départ groupé après la photo au pied des remparts de Saint Malo. La température est fraîche et les nuages sont un peu bas dans la baie du Mont Saint Michel. Assez rapidement un groupe de quatre cyclistes s’est formé : un coursier, un ex-triathlète, un Paris-Brestois et moi-même). Nous roulons ensemble jusqu’en Mayenne où je fais une pause ravito après 175 km parcourus. Le vent de sud-ouest est modéré, ce qui limite l’intérêt de rouler en peloton. Je repars donc seul et retrouve un compère (David) juste après avoir traversé la Loire (les deux autres, Dimitri et Patrick, sont encore en pause avec leur assistance). Nous roulons à deux à travers les vignobles du Layon puis sur les longues lignes droites qui mènent à Loudun. Il est temps de dîner grâce à la seule boulangerie ouverte ce dimanche soir. Ma pause suivante est à Angles sur l’Anglin (village pittoresque que l’on traverse sur Bordeaux-Paris) où je prends des nouvelles du match de foot France-Suisse. La nuit est tombée et repars jusque Lignac, contrôle-ravitaillement à 430 km. L’accueil y est très sympathique et je profite des lieux pour une petite toilette. Arrivent ensuite Patrick (qui vient de pulvériser son record de distance à vélo) et David qui vont profiter des matelas.
Je repars en direction du Limousin et du plateau de Millevaches. Les portions plates deviennent rares. La fin de la nuit est difficile à passer (comme toujours) : la fraîcheur, le bétail, les forêts ne sont pas sans rappeler les routes du Perche. Il faut attendre 8h15 pour le petit déjeuner, à l’ouverture de la boulangerie de Faux la Montagne. Je fais connaissance avec un sympathisant de la trans-Gaulle et de la MilKil qui m’informe qu’un poursuivant est à 40 km. En ce qui me concerne, la moyenne commence à chuter, surtout après avoir franchi la Dordogne : il commence à faire chaud et les forêts se font plus rares. Je monte vers Salers et le col du Légal au ralenti. Dans la descente vers Aurillac, je suis ralenti par une crevaison. Il faut ensuite rouler jusque Rodez, que j’atteins juste à la tombée de la seconde nuit. La fatigue et quelques précipitations m’obligent à multiplier les pauses sieste. Pour le petit déjeuner, je fais une pause au pied des falaises de Roquefort, avant d’entamer l’ascension d’un nouveau petit col des Causses, sur des routes d’une tranquillité absolue. Progressivement le soleil fait son apparition et la température s’élève. Le tour du lac de Salagou (au large, car incapable de trouver le parcours officiel), puis la traversée de la plaine et des vignobles qui mènent à la mer deviennent de plus en plus chaud. Enfin à Balaruc je visite malgré moi les bords de l’étang de Tau en long et en large, incapable de trouver la route de Sète. C’est finalement en suivant un VTTiste que j’entre dans Sète et m’attaque à la montée finale au Mont Saint Clair, dont la réputation n’est pas surfaite ! Le panorama sur la Grande Bleue est magnifique et il reste plus qu’à en profiter pour se rafraîchir.