PBP: la Bretagne au soleil

L’édition 2015 restera un très bon souvenir pour la majorité des cyclos qui, comme moi, ont roulé au sec sur l’intégralité du parcours. Le vent et la température étaient également très agréables et ont grandement contribué à mon gain de 9 heures (par rapport à 2011) sur la durée totale de la randonnée.
Après un échauffement en douceur sur le première centaine de kilomètres, je suis rejoint par les premiers cyclistes de la vague C partis 15 minutes après moi. Je pédale ainsi en compagnie d’Olivier J., un ancien COUCylo très en forme (et dont je félicite les performances). Arrivés à Mortagne, je prends davantage de temps pour remplir mes bidons, manger, me vêtir, ce qui ne me permet pas de repartir avec les pelotons les plus rapides. Ce n’est d’ailleurs pas mon souhait, notamment pour minimiser les risques de chute en nocturne. La suite de la nuit se déroule sans encombre et le soleil m’accueille peu après Tinténiac, en signe de la très belle journée de lundi.
Les routes du centre de la Bretagne sont un peu monotone, surtout en Ille et Vilaine. L’arrivée à Loudéac annonce ensuite une baisse de la vitesse moyenne car les bosses se succèdent sur les routes à faible rendement des Côtes d’Armor, suivies de la montée vers les Monts d’Arrée et Roc Trevezel (Finistère), point culminant du parcours, duquel on aperçoit la mer. Il reste alors une longue succession de faux plats et descentes pour rallier Brest et sa rade, que je rejoins pour l’heure du goûter (16h). J’en profite pour faire quelques courses et remplir ma musette vide avant de faire demi-tour. Comme à l’aller, la jonction jusque Loudéac est assez lente, surtout avec l’arrivée de la seconde nuit. Je fais d’ailleurs une sieste réparatrice vers 2h, puis une nouvelle pause avec un bol de soupe juste avant l’aurore (lorsque la température atteint son minimum).
L’arrivée de la lumière du soleil et le retour des portions plus roulantes me permet de reprendre ma vitesse de croisière habituelle, mais sans excès car l’après-midi sera chaude, et pour conserver des cartouches en vue des difficultés qui arriveront en fin de journée dans le Perche. La nuit et la fraîcheur arrivent finalement au cours de l’avant dernière étape vers Dreux, qui me pose quelques difficultés d’orientation du fait de l’insuffisance du flèchage. Mais c’est sans comparaison avec l’arrivée à Saint Quentin qui est vraiment mal indiquée, surtout de nuit. Après plusieurs tours entre les nombreux ronds points, je comprends qu’il faut redescerndre vers une entrée du parc de loisirs, puis emprunter une route à travers ce parc pour arriver par l’arrière du vélodrome (au lieu de l’entrée principale comme au départ). Il ne reste plus qu’à se laver et passer une bonne nuit dans son lit, en rêvant déjà à 2019.
Kenavo (jamais 4 sans 5).

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