REV 2013

Pour cette sixième édition, le REV a encore prouvé que son qualificatif n’est pas usurpé. En plus des petites nouveautés du parcours, la météo a une fois de plus compliqué la tâche des cyclistes : ni averses nocturnes ni brouillard cette année mais canicule dans les Vosges ! Pour la première fois les jambières, maillots à manches longues, gants longs et surchaussures sont restés dans les sacs. En revanche la consommation de bidons et de cuissards a battu un record.

Concernant le parcours, le col des Chevrères (entre Servance et Belfahy) était la principale innovation. Ce petit col (quelques km) affiche des pourcentages élevés et permet de parfaire rapidement son échauffement après la route des forts et le col du Mont de Fourche. Le contrôle Belfahy permet de refaire (déjà) les bidons et de souffler avant la descente tout aussi raide et gravillonnée que la montée.

Les étapes suivantes autour du Ballon d’Alsace sont inchangées et plutôt faciles. La principale difficulté est la température dans les vallées : déjà 30° à 11 heures. Afin d’éviter la surchauffe, il convient de ralentir la cadence et de se rafraîchir dans les fontaines (nombreuses dans les Vosges).

L’étape la plus lente pour moi sera la jonction entre le Thillot et la route des Crêtes, via la vallée de la Thur. Le relief est plutôt tranquille, sauf peut-être la route des Américains (empruntée d’habitude en descente), mais la chaleur de l’après-midi est particulièrement éprouvante : la foule des baigneurs au lac de Wildenstein en atteste !

Un peu plus tard (vers 20 heures), je constate que les lacs de Longemer et Retournemer (pourtant froids) ont également fait le plein.

Pour la nuit, nul besoin de rajouter une couche. Je me contente d’un cuissard propre et de la chasuble réfléchissante (que j’enlèverai même dans quelques montées pour moins transpirer).

Compte-tenu de ma lenteur de cette année, j’ai (enfin) l’occasion de lire ma vitesse dans le Platzerwasel que je passe habituellement de nuit (mais aussi difficilement).

Arrive alors le double contrôle du col Amic qui annonce le « début de la fin » du parcours, et surtout une journée moins chaude que la veille. Après le Ballon de Servance, je rencontre même la pluie qui rend la descente vers Faucogney assez technique. La pluie m’accompagne ainsi jusqu’à Luxeuil où j’arrive en fin d’après-midi avec la satisfaction du « travail accompli » et le plaisir de retrouver les cyclistes et organisateurs pour une soirée bien agréable et réparatrice (jambon de Luxeuil, bière…). Après avoir refait la course, nous abordons déjà 2014 avec l’objectif d’inaugurer le parcours « ultime » de 700 km.