REV 2010 : jamais 2 sans 3

Après les deux premières éditions de 2008 et 2009, je souhaitais revenir sur les routes vosgiennes que j’apprécie beaucoup. J’étais malheureusement hésitant à J-7 à cause d’une coqueluche bien malvenue. Finalement j’ai pris le départ le samedi 17 juillet à 9h, en compagnie de quinze autres cyclistes dans la catégorie « solo », i.e. sans assistance (les dix cyclistes avec assistance partaient à 10h). Le ciel est encore bien chargé car il vient de tomber une bonne averse, mais la météo est encourageante pour le reste du week-end.


Le parcours commence par les cols faciles du Mont de Fourche et des Croix où est le premier contrôle. Je suis alors en quatrième position à égalité avec un autochtone de Fougerolles. Nous repartons ensemble vers le Ballon de Servance, toujours sur une route humide, avant de revenir à nouveau au col des Croix. Il faut ensuite descendre dans la vallée de la Moselle (Le Thillot, Saint Maurice) puis monter le Ballon d’Alsace. En haut nous avons un nouveau contrôle auquel je ne fais qu’une courte halte. En effet il faut descendre par Sewen puis remonter par Giromagny. Je suis d’ailleurs rejoins à cet endroit par les deux premiers « assistés » qui roulent à bon train. La seconde montée du Ballon d’Alsace ne pose pas de problème particulier et j’atteins le sommet vers 16h. Je profite alors du ravitaillement copieux et de la présence de mes parents qui sont venus en voisins. Côté classement, il y a quatre « solos » devant moi.
La suite du parcours m’emmène maintenant plus au nord. Le prochain contrôle est situé au Markstein, sur la route des crêtes, qu’il faut atteindre via les petits cols du Ménil et d’Oderen. Je ne résiste pas à une bonne assiette de pâtes que je mange en compagnie de Guillaume, un des cyclistes qui venait d’arriver avant moi. Il y a ensuite un changement de parcours imprévu après la descente vers la Bresse: une course moto bloque la route et nous dévie vers Xonrupt via le col des Feignes. La rallonge est modérée et permet de passer devant les lacs de Retournemer et Longemer que je n’avais pas vu depuis très longtemps. Il faut ensuite remonter vers le Valtin par une route bien tranquille, puis descendre dans la vallée de la Meurthe jusque Plainfaing. C’est alors le moment d’allumer les phares et de changer de lunettes car la nuit tombe. Je refais également le plein d’un bidon pour monter le col du Bonhomme puis ceux du Louchbach et du Calvaire où est le prochain contrôle. Sur cette portion de la route des crêtes, j’entends des bruits étranges que j’attribue à un cerf. Le parcours se poursuit toujours sur cette superbe route, sous un ciel joliment étoilé, jusqu’au col de la Schlucht. Ensuite il faut descendre vers la plaine d’Alsace, en faisant un crochet par Orbey et le col du Collet du Linge. Ensuite les choses sérieuses commencent véritablement avec les ascensions successives du Petit Ballon et du Platzerwasel. Je parviens au sommet à l’aube, puis poursuis jusqu’au Grand Ballon (point culminant) que j’atteints malheureusement après le lever du soleil. Le paysage est cependant superbe et je descends vers Wattwiller où le club de Kingersheim nous attend pour un contrôle-ravitaillement. Je suis suffisamment fatigué pour faire une sieste sur une chaise longue. Après ce repos, je remonte alors en sens inverse vers le Vieil Armand et le col Amic, puis le très irrégulier col du Hundsrück. Le repos m’a été bénéfique car il me parait moins long que l’an dernier. En revanche le soleil fait monter progressivement la température et je n’apprécie guère la chaleur sur la route qui mène vers Rougemont puis Plancher-Bas. Je fais une pause « fontaine » vers midi pour me rafraîchir et décide d’esquiver la dernière ascension du Ballon de Servance (particulièrement dure après plus de 500 km) en la remplaçant par le petit col de la Chevestraye. Ainsi je pourrai rejoindre l’arrivée vers 13h30 et réduire les heures trop chaudes à mon goût.
En conclusion cette troisième édition est la première sans pluie pendant toute la durée du parcours, mais paradoxalement ma plus mauvaise performance. Le plaisir reste cependant complet de rouler sur un parcours pittoresque, en plein cœur de la nature vosgienne (j’ai rencontré trois biches), et jamais monotone (comme le dit le gentil organisateur, « si vous roulez sur du plat, c’est une erreur de parcours et il faut faire demi-tour »).