Raid Vosgien, cuvée 2009

Pour sa seconde édition, le parcours du REV avait quelque peu évolué pour s’adapter au nouveau lieu de départ et arrivée (Luxeuil les Bains). Quant à la météo en revanche, c’était assez proche de 2008. Nous sommes partis sur des routes détrempées et avons eu quelques « bruines » dans la journée du dimanche, avant d’affronter des conditions plus extrêmes (d’où le nom de l’épreuve!) sur la Route des Crêtes. En ce qui me concerne, je venais de me restaurer au Markstein et de mettre des habits plus chauds en prévision de la nuit, quand le vent et la pluie ont fait une arrivée « remarquée »: il fallait bien tenir le guidon et suivre les lignes blanches au sol car la visibilité était très réduite. J’ai d’ailleurs fait la rencontre de deux jeunes biches tout aussi apeurées que moi! Heureusement cela n’a pas trop duré et j’ai réussi à sécher en remontant vers le col du Bonhomme puis du Calvaire, lieu du prochain contrôle. J’en suis à mi parcours et la nuit est complètement tombée. Malheureusement les nuages ne permettent pas de laisser passer la lumière lunaire pour éclairer les paysages, car nous empruntons à nouveau la Route des Crêtes jusqu’au col de la Schlucht. Ensuite les plats de résistance arrivent avec l’enchaînement du Petit Ballon, du Platzerwasel puis du Grand Ballon, point culminant du circuit. J’y arriverai dans le brouillard et suis contraint de rouler au centre de la route en suivant les marquages au sol. Lorsque je bascule dans la descente vers le col Amic, j’entrevois la lumière orange de l’aube qui arrive. En bas je profite bien du contrôle de Wattwiller où je suis accueilli par Pascal et Vanessa qui ont préparé un ravitaillement « maison »: quiche, flan, gâteau… Cet arrêt permet de bien recharger les batteries afin de pouvoir grimper les derniers cols (mais pas des moindres!), en particulier le Ballon d’Alsace par Sewen dont je gardais un souvenir de l’édition 2008. C’est finalement l’ultime ascension la plus difficile, le Ballon de Servance depuis Plancher les Mines: nous l’avions grimpé à froid l’an dernier et il était bien mieux passé qu’après plus de 500km et une nuit blanche. Heureusement le pédalier compact offre des développements suffisamment courts pour n’afficher qu’un seul chiffre sur le compteur! Reste alors le final, presque royal, puisqu’il s’agit de la longue descente sur Servance par une quasi autoroute (cela contraste avec la route forestière gravillonnée du Ballon du même nom). Ensuite il reste une grosse vingtaine de kilomètres sur du plat pour rejoindre finalement Luxeuil: j’avais presque oublié cette sensation de rouler à l’horizontal. Malgré les quelques feux rouges qui font baisser la moyenne au final, j’arrive à 13h59, soit 29h (en arrondissant!). Seulement quatre autres cyclistes ont déjà terminés et de nombreux autres ont abandonné en cours de route. Les plus courageux finissent à 18h, dont Sophie, l’unique féminine (et récidiviste puisqu’elle était déjà venue l’an passé).
Le rendez-vous est pris pour 2010, car « jamais deux sans trois », et comme dit Jean-Claude, l’organisateur dévoué de cette épreuve, il sera difficile de faire pire car la neige ne tient pas en juillet!